EPERNAY (Marne). Les west highland terrier ont trouvé leur Brad Pitt : Alan Clever Boy de Willycott est aussi beau que son nom est long. Portrait.
DENTITION parfaite, gabarit idéal, tenue correcte exigée. Alan Clever Boy de Willycott mérite son nom un tantinet bourgeois : il est le plus beau chien du monde.
Présomptueux ? Pas sûr. Champion international de beauté en 2009, ce west highland white terrier de quatre ans accumule les premiers prix dans les concours de beauté d'ici et d'ailleurs : « Il comptabilise 55 victoires. Enfin, à quelques-unes près », sourit son maître. Trouvé dans un élevage de l'Oise, Alan est un chien « d'expo » comme l'explique sa maîtresse : « C'est complètement différent : il y a les chiens d'exposition et les chiens de compagnie. Un chien de compagnie peut avoir des problèmes de dentition ou de corps ».
Et il faut savoir souffrir pour être beau : « C'est un gros travail de le préparer. Il faut le brosser, le toiletter, faire attention à ce qu'aucun poil ne dépasse. C'est beaucoup de travail ». Chien typiquement au standard de sa race (28,5 cm au garrot pour 9 kg), le « dog trotter » parcourt le monde à raison de quatre à cinq concours par mois : « Il a quatre Cacib (certificat d'aptitude au championnat international de beauté) dans trois pays différents, il a remporté des concours en Italie, en Allemagne, en Suisse, au Luxembourg, en Belgique ».
Pour cela, un certificat d'aptitude « au standard » doit être délivré par un juge compétent, afin d'être envoyé à la centrale canine qui se trouve sur Paris : « Les principaux critères sont la taille, la morphologie, la truffe, les dents et la mâchoire aussi sont très importantes et Alan a de superbes dents ».
Une vie au poil !
Car M. et Mme Vaerewych considèrent leur chien comme une vraie passion : « Nous n'avons pas d'enfants et tous ces concours ne nous rapportent pas d'argent. Cela nous permet de voyager, et malgré le travail que cela demande, c'est une vraie passion et une fierté pour nous », explique Madame.
Alan Clever Boy de Willycott avance donc à petites pattes au gré de ses trophées fièrement exposés dans le salon des Vaerewych. Avec 80 expositions en quatre ans, cette petite boule de poils aura séduit des juges de nombreuses nationalités. Conclusion : sa beauté semble s'internationaliser.
Une fierté pour l'élevage dont il provient et pour tous les passionnés de chiens : «J'ai croisé l'homme qui avait dressé la mère d'Alan lors d'un salon. Quand je lui ai parlé de sa réussite, le monsieur m'a pris dans ses bras. Il était tellement content ».
Décidément, Alan Clever Boy de Willycott fait l'unanimité autour de lui.
Stéphane GUERRINI